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Constantine

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Annonce du film

Chaque jour semble apporter son lot de nouvelles dans le domaine des adaptations cinématographiques de comic books. Et à chaque fois, on ne sait s'il faut s'en réjouir ou se désespérer. Après l'annonce plutôt rassurante de la production du film Death, en voici une autre qui amène des réactions plus mitigées : celle de Constantine (Hellblazer).

Première bande-annonce

John Constantine par Glenn fabry

Dur dur la quarantaine … Hellblazer #63, mars 1993. Glenn Fabry. © DC Comics

Hellblazer est l'un des titres phares du label Vertigo, une collection de comic books lancée au début des années 90 par la maison d'édition DC Comics et destinée à un lectorat plus adulte que celui de ses productions super-héroïques classiques (Superman, Flash, Batman, etc.). Cette série narre les aventures de John Constantine, un détective privé un tantinet porté sur la boisson et les pratiques occultes de toute sorte qui croise tout au long des récits prêtres défroqués, sorcières, anges déchus, psychopates en tout genre, groupes néo-nazis… Un gars simple de la « working class » qui aurait parfaitement sa place dans un film de Ken Loach et qui baigne dans une ambiance glauque, cynique et désabusée bien différente du manichéisme naïf propre à la plupart des comic books.

John Constantine par Glenn fabry

Keanu Reeves dans le rôle de John Constantine. Mouais… © Warner Bros.

Tout comme Death, Hellboy ou Sin city, cette adaptation devrait me réjouir. Sauf que la première bande-annonce (.mov) est déjà disponible, et que ce qu'elle montre est loin de ce que j'en aurai attendu… Oh, les effets spéciaux ont l'air de bien fonctionné, la production ne semble pas avoir manqué d'argent. Mais la déception s'installe dés les premières secondes : comment les scénaristes ont-ils pu transposer l'action à Los Angeles ?! Comment ont-ils pu penser rendre l'atomsphère de la BD avec une image si lêchée, si proprette ?! Et Keanu Reeves a beau froncé les sourcils, on a du mal à incarner sous ses traits la personnalité complexe et torturée de John Constantine.

Je dois avouer ne pas avoir lu Hellblazer depuis quelques années déjà. Je ne sais donc pas où en est la série, et si elle a radicalement changé par rapport à ce qu'elle fut tout au long des années 90. Mais - et au risque de passer pour un vieux con adpete du « c'était mieux avant » -, si la bande-annonce reflête ce que sera le film, et si ce dernier témoigne de ce qu'est devenu la série, cela ne m'incitera vraiment pas à en reprendre la lecture.

Rien ne sert cepandant de spéculer dans le vide avec des « si ». Attendons la sortie du film sur grand écran, prévue le 16 février 2005 en France, pour en avoir le coeur net. Mais la déception risque d'être grande.

Seconde bande-annonce

La nouvelle bande-annonce (.mov, 25 Mo) montre plus de choses que le teaser et me fait un peu réviser l'impression que m'avaient laissé ces premières images. L'ambiance du film semble en effet beaucoup moins proprette que je ne le craignais, et les effets visuels sont - à première vue - d'excellente facture.

Néanmoins, je reste toujours sceptique (1) quant à la capacité de Keanu Reeves à camper le rôle de John Constantine et surtout (2) devant la téléportation de l'intrigue des rues londoniennes chargées d'histoire(s) vers les bas-fonds de Los Angeles. Vous viendrait-il à l'idée de transposer l'histoire de Jack l'éventreur dans les canyons d'acier et de béton de New York ?!

Rendez-vous donc dans les salles de cinéma le 16 février pour le verdict final.

Les critiques qui décourages

Il est assez délicat de critiquer un film sans l'avoir vu. C'est pourquoi dans le cas de Constantine, je me suis contenté de quelques supputations basées sur la bande-annonce et le scénario, l'une en octobre 2004, la seconde quelques jours avant sa sortie française.

J'ai attendu de trouver le temp ou le courage de me rendre dans une salle de cinéma pour me faire une idée plus juste, en espérant voir infirmer une première impression a priori négative.

Malheureusement, vraiment rien de ce que j'ai pu lire ou entendre ne m'a décidé à franchir le pas. Et la dernière cuvée du fanzine québecois Solaris a finit de me convaincre d'économiser une dizaine d'euros : la critique du film par Daniel Sernine illustre en tout point ce que je redoutais.

Edit (26 avril 2005)
Ajout d'une critique de Joe Crowe beaucoup moins négative (mais qui ne m'a pas convaincu).

A lire :

  • Daniel Sernine, « Constantine », Solaris 154, printemps 2005.
  • Joe Crowe, « Constantine », revolutionSF, 22 mars 2005.

Finalement vu à la télé

J'ai finalement vu le film quelques années après sa sortie, diffusée sur France 3. Je n'avais à l'époque qu'une vieille télé à tube cathodique qui déconnait fortement. Pas des conditions idéales mais pour le peu que j'en ai vu, ce n'était pas si mauvais que je le craignais. Cela ne pouvait pas rendre l'atmosphère de la bédé vur les choix initiaux mais ça tenait un peu le coup comme une série B sans prétention.

Il aurait sans doute eu meileure tenue avec un autre réalisateur

Historique

2019-09-23
  • upd Fusion des notes.
2005-02-07
  • add seconde bande-annonce.
2004-10-16
  • add annonce du film.