Lunettes et lecture

J'avais largement abandonné la lecture de romans et de bédés ces derniers mois prétextant que plus grand chose ne m'intéressait. En fait, je refusais d'affronter une réalité à laquelle nombre de quarantenaires doivent faire face : j'avais besoin de lunettes !

Difficile de l'admettre mais quand la presbytie frappe — et elle le fait pour une majorité de gens passé 40-45 ans — il n'y a pas d'alternative : on a beau augmenter la taille des polices de caractères sur son pc ou sa liseuse, faut finir à un moment ou à un autre par le port de lunettes. Parce que la vision qui devient de plus en plus floue au fil de la journée, le mal aux yeux et, in fine, les maux de têtes quasiment tous les soirs, cela devenait pénible. C'est d'autant plus problématique quand vous passez dans les 10 h/j devant un écran de PC, soit au boulot soit chez vous.

Quelques remarques sur le monde merveilleux des ophtalmos et des opticiens :

  • Les délais d'attente délirant pour décrocher un rendez-vous chez l'ophtalmo : pas avant septembre pour un cabinet dans ma ville. Heureusement (ou pas) il y a les point vision : le soir même de ma recherche pour le point de La Défense (Paris), 3 jours plus tard à côté de mon boulot.
  • Le prix des lunettes exorbitant ! 500 balles pour des putains de verres progressifs soi-disant fait à ma vue, personnalisés et patati et patata. J'ai l'impression de voir aussi bien avec de simples lunettes loupes achetées 25 balles chacune (une pour la vision de près — lecture, l'autre pour le mi-distance — écran pc), soit 10 fois moins cher ! D'accord, la mutuelle va rembourser mais il y a vraiment quelque chose de vérolé dans ce système.

Donc voilà : dur de se dire qu'on ne peut plus lire un bouquin ou se placer devant un écran d'ordinateur sans un accessoire oculaire. Après, je peux de nouveau lire dans le métro en allant au boulot, ça par exemple.

Un mal pour un bien.