Un week-end de sport co

Les compétitions internationales semblent se suivre et se ressembler pour l'équipe de France de foot féminin. Il manque toujours un petit truc, l'étincelle qui fait passer leur parcours de moyen ou encourageant à extraordinaire.

Alors qu'on prédisait l'enfer aux françaises dans ce 1/4 de finale de la coupe du monde 2015, les allemandes ont été inexistantes pendant 60 minutes. Les 20 premières ont été d'une intensité incroyable : les Françaises ont dominé de la tête et des épaules grâce à leurs qualités techniques et physiques. Mais au terme de cette domination sans partage, rien ; toujours 0 - 0. On sent alors poindre le coup fourré et un but tout pourave des allemandes en fin de match… C'est plutôt nous qui avons de la chnek avec un tir de Nécib dévié qui trompe la gardienne. Les teutonnes semblent alors se réveiller, reviennent au score et nous emmènent aux tirs au but...

Le match n'a pas été perdu avec le pénalty de Claire Lavogez mais en première mi-temps, alors qu'on aurait dû rentrer au vestiaire à 2 ou 3 - 0. Les françaises peuvent avoir d'énormes regrets. Elles étaient supérieures à l'Allemagne et, avec le foot développé en première mi-temps ou en 1/8 contre la Corée du Sud, elles auraient pu taper les américaines et les japonaises. Très, très frustrant.

Difficile de passer outre la déception ; on peut éventuellement se réjouir sur l'ensemble de la compétition du retour de la formidable Amandine Henry écartée pendant des années par l'ancien sélectionneur, de la confirmation des tôlières (Wendy Renard, Eugénie Le Sommer) et de l'émergence des nouvelles (Claire Lavogez, Kheira Hamraoui).

Claire Lavogez et Bergerot

Les Bleues complètent leur collection d'énormes frustrations en phases finales de Coupe du monde et de JO.

Les cahiers du foot, 26 juin 2015 - 15:46.
Titre
À un tir près
Auteurs
  • CHR$
Éditeur
Ni buts ni soumises
Date

Côté basketteuse, on (je) les avait laissé sur une rageante finale de l'Euro 2013 perdue à domicile. On les a retrouvé en demi-finale de l'Euro 2015 ce vendredi, juste avant le quart des footballeuses, de nouveau face à leur bourreau ibérique. Et là ça a rigolé ! Pas un jeu très chatoyant mais contre l'Espagne l'important c'est juste de les taper (comme pour l'Italie en foot masculin ou l'Angleterre en rugby).

La finale contre la Serbie s'annonçait dés lors si ce n'est comme une partie de plaisir, du moins comme un match où les françaises étaient favorites. Et puis patatra : on est tombé sur un duo Petrovic et Dabovic en fusion. La défaite est (un peu) moins frustante que celle des filles du foot parce que c'est tout de même une finale et que les serbes ont été objectivement plus fortes, plus adroites aux shoots et plus combatantes, mais cela reste encore une fois rageant.

Enfin, mine de rien cette génération / équipe c'est championne d'Europe 2009, 3e à l'Euro 2011, vice-championne olympique 2012, vice-championne d'Europe 2013 et 2015. Ca commence à le faire.