RER A et prix Nobel de littérature

Honte sur moi : français d'origine portugaise et ignorant de l'existence du seul écrivain lusitanien ayant reçu le prix Nobel de littérature. Heureusement avec la SNCF, tout est possible, même se cultiver...

08h30, RER A : traverser de Paris d'Ouest en Est pour aller au boulot. A Chatelet, un type monte, un bouquin à la main. Il se place à côté de moi et le train redémarre. Par curiosité, je jette un oeil à la quatrième de couverture du livre qui accapare toute son attention. Je lis le titre : Histoire du siège de Lisbonne. Je lis la présentation : Raimundo Silva est un quinquagénaire à la vie bien réglée, correcteur exemplaire dans une maison d'édition, jusqu'au jour où, saisi par quelque démon, il apporte une modification à un manuscrit. D'un mot, un non à la place d'un oui, il change le sens du livre en même temps que l'histoire du Portugal. Je note le nom de l'auteur sur le carnet de feuilles à rouler de mon paquet de tabac.

09h00, arrivé au boulot : je lance une recherche sur le web. Je découvre qui est José Saramago. Je parcours sa bibliographie et maudit mon inculture : comment ais-je pu passé à côté de ça si longtemps ?!

18h00, RER A : retour du boulot. Je m'arrête en chemin à la Fnac de la Défense. Je reprend le train quelques minutes plus tard avec un exemplaire de Tous les noms sous le bras.

Il y a des jours comme ça, très rares il faut l'avouer, où la galère des transports en commun en Île-de-France est un peu moins pénible.