Internet centralisé

Bon, ok, on s'est planté, c'est pas si grave, si ? Eh bien, si. Parce que non seulement le modèle décentralisé a disparu, rendant possible la censure privée, la création (par les Etats eux-mêmes, qui semblent ne pas demander mieux que d'abdiquer leurs fonctions régaliennes) de polices privées (le principe du "droit à l'oubli", par exemple, donne à Google le droit de décider de ce qui doit être oublié ou non), mais aussi la surveillance généralisée (car pour une NSA il est beaucoup plus simple d'écouter toute la population quand celle-ci utilise un service central), mais encore le contrôle de la liberté d'expression par n'importe quel régime politique liberticide qui déciderait, ça s'est déjà vu, de ne plus laisser ses opposants débattre publiquement du bien fondé de sa politique.

Titre
Admettons-le : on l'a pas vu venir...
Auteurs
  • Laurent CHEMLA
Éditeur
RSLN
Date