Lire de la hard-science

La lecture de ce roman m'a remis en tête un commentaire lu sur le web à propos de certains auteurs de hard science, dont Greg Bear. Ce commentaire reconnaissait l'originalité de leurs idées, ces écrivains étant des experts reconnus dans les sciences physiques et biologiques, ce qui leur permet de jongler avec des concepts nouveaux. Mais on leur reprochait de graves lacunes sur le plan littéraire : avalanches de termes techniques, personnages inconsistants, maladresses dans la manière de dispenser l'information, narration insuffisamment maîtrisée. Je trouve que ce commentaire s'applique à ce roman. Les protagonistes me sont apparus comme autant de silhouettes de carton asservies aux idées de l'auteur. L'information est dispensée par de lourds infodumps : par exemple, toute l'histoire de la (fascinante) posthumanité montrée dans ce roman nous est balancée en quelques pages, avec un jargon (pseudo)scientifique impénétrable.

Titre
Greg Bear, La Cité à la fin des temps
Auteurs
  • Philippe-Aubert CÔTÉ
Éditeur
Solaris
Date

Exactement les mêmes sentiments en lisant les romans de Greg Bear, Gregory Benford ou Stephen Baxter. Les seuls membres du club « hard science » que j'ai lu et qui tiennent la route sont David Brin et Greg Egan (uniquement les nouvelles).