Le monde, tous droits réservés

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Prix
8.20 €
Lu

Edition

Editeur
Pocket
Date
Langue
Français
Format
Pages
405
ISBN
978-2-266-16346-0

Préface de Roland C. Wagner.

Après une première histoire plaisante sans être transcendente (Le monde, tous droits réservés), j'ai continué avec 4 nouvelles qui m'ont plutôt déçues (Membres à part entière, Edgard Lomb, une rétrospective, Les déracinés et Esprit d'équipe) ; j'en étais presque venu à me demander si j'allais poursuivre la lecture du recueil. Heureusement, les nouvelles suivantes (La fin du Big Bang, Fantômes d'univers défunts, La bête du recommencement) m'ont redonné espoir.

Le monde, tous droits réservés 3/5

Une nouvelle dystopique plutôt classique, où toute information est à vendre, où l'exlusivité achetée interdit qu'un autre médium ne parle d'un événement, où l'on en vient même à fabriquer l'événement pour le vendre… Cela pourrait très bien se passer de nos jours. Cet état de la société nous est décrit à travers les premiers pas d'un jeune journaliste associé à un confrère plus expérimenté, enquêtant sur une affaire de pollution du Rhône dans laquelle le député-maire d'Avigon est impliqué.

On devine malheureusement assez tôt dans le texte ce qui va se passer.

Membres à part entière 2/5

Dans une société où l'humanité toute entière, touchée par un virus qui paralyse les membres inférieurs, se retrouve dans un fauteuil roulant, ce sont les valides qui deviennent inadaptés à la société et aux infrastuctures des villes. Un chercheur en génétique, qui voit sa carrière stagné parce qu'il est « Debout », provoque un accident dans son laboratoire qui lui coûte l'usage des jambes. Enfin dans un fauteuil comme le reste du monde, il obtient dés lors promotions, gloire et fortune…

Là encore, on devine très rapidement ce qui va se passer.

Edgard Lomb, une rétrospective 2.5/5

Où l'on découvre que les hommes peuvent parcourir la galaxie en échangeant leur esprit avec différentes entités extraterrestres...

Outre le parfait ridicule de l'idée, on est déçut par le peu de rendu des sensations des hommes se retrouvant aux commandes de corps radicalement différents du leur. Seule bonne idée : l'espèce des fanelles.

L'unique 3/5

Dans une société où le génome a été scruté dans ses moindres recoins afin de le purger de tous ces défauts, il n'existe plus que quelques 2000 génotypes à partir desquels l'ensemble des enfants sont conçut ; le second prénom marque l'appartenance à une ligné et la prédisposition génétique à exercer certains métier ; mais que ce passe-t-il quand un médecin et sa secrétaire ont un enfant « naturellement » ? Ils se retrouvent au tribunal !

Nous suivons alors le procès et le plaidoyer des avocats sur le bien-fondé du contrôle des naissances par le gouvernement

Les déracinés 2.5/5

Une idée amusante, des mutations génétiques amenant peu à peu des organismes humains à développer une physiologie végétale, mais largement sous-exploitée dans une histoire ultra prévisible.

Pour découvrir « des végétaux pensant » et se prendre un bon coup de dépaysement, lire plutôt Le creuset du temps de John Brunner.

Esprit d'équipe 2.5/5

Encore une idée plutôt amusante, la possibilité de créer des clones et de partager leurs expériences lors de séances de « refonte », mais toujours développée dans une histoire plutôt banale et prévisible.

Fantômes d'univers défunts 4/5

Que se passerait-il si un physicien d'un univers parrallèle proche de la destruction découvrait comment passer d'un monde à l'autre, et décidait dés lors de remplacer des millions d'humains par ceux de sa planète ; et si le fait même de découvrir le passage vers un nouvel univers entraînait obligatoirement la condamnation de celui-ci...

Une belle réussite, tant par l'idée développée que par l'angle choisit : un groupe d'amis auquel appartient le narrateur, qui voit les affinités entre membres changés au fur et à mesure que le remplacement par ceux du monde parralèle s'effectue.

La bête du recommencement 4/5

Dans un futur lointain, un homme d'affaire au bord de la faillite cherche à se procurer au marché noir un animal extraordinaire, la bête du recommencement ; un animal capable de réécrire votre histoire, pour évitez par exemple la faillite de votre entreprise ou retrouvez l'amour de votre bien-aimé. Mais est-ce vraiment la meilleure manière de « recommencer »...

Une histoire courte, simple mais très plaisante.

Eclats lumineux du disque d'accrétion 3.5/5

Destins croisés de plusieurs personnages vivant dans une société encore plus cloisonnée que celle d'aujourd'hui. David, un gamin de 10 ans, surdoué du Net et trafiquant de fraises ; Khalil, éducateur social incapable de regarder les prestatires qu'il reçoit dans les yeux ; Rog, pisteur de l'extérieur mais qui vient chercher des infos dans la cité ; Ian, trafiquant et activiste ; Frédérique Albedo, député européenne idéaliste ; Cyril, intello qui s'est installé dans la cité pour pouvoir écrire un livre sur les trous noirs et dont on lit des passages à chaque chapitre de la nouvelle… Le tout sous fond de manifestation populaires qui finit par dégénèrer en affrontement armé.

Le passage d'un personnage à l'autre est plaisant à suivre ; il permet de décrire l'état de délabrement d'une société à partir de plusieurs points de vue et plusieurs expériences sans faire trop pavé didactique. Le jeune David est vraiment attachant...

La dernière mort d'Alexis Wiejack 3/5

Dans une société qui a découvert la régénération cellulaire, les humains sont quasiment immortels ; et il est interdit de se suicider ! Si vous essayez, on vous condamne à des peines de travaux forcés, dans une centrale nucléaire ou dans l'espace ; à la troisième tentative de suicide, la sanction est bien plus lourde encore… Amusant !

En sa tour, Annabelle 3/5

Un petit compte plaisant, à la fois pétique et triste, sur l'amour d'un frère pour sa soeur un peu « différente », sur l'étrangeté et la place qu'on lui laisse dans la société.

La fin du Big Bang 4/5

Ceci est la première nouvelle du recueil (la 6e dans l'ordre de lecture) que j'ai réélement eu envie de finir pour savoir ce qui allait se passer. Elle tourne autour du thème classique de mondes parrallèles, ou plutôt d'histoire qui se réécrit en fonction de certaines perturbations quantiques ; une uchronie perpetuelle en quelque sorte. Pas d'une grande originalité donc, mais elle est drôlement bien écrite ; certains passage font penser à la nouvelle Le coffre-fort ; on s'attache aux personnages et reste captiver jusqu'à la dernière ligne.