Le chant du barde

Les meilleurs récits de Poul Anderson

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Prix
Lu

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Editeur
Le Livre de Poche
Date
Langue
Format
Pages
620
ISBN
978-2-253-13487-9

Toujours dans ma série de (re)découverte des classiques, Le chant du barde est un recueil des meilleures nouvelles de Poul Anderson, figure tutélaire de la science-fiction nord américaine dont le classique La patrouille du temps fût l'un des premiers romans de SF que j'ai lu il y a près de 25 ans.

Sam Hall

Sam Hall (août 1953)

A faire...

Jupiter et les centaures

Call me Joe (avril 1957)

A faire...

Long cours 3/5

The longest voyage (décembre 1960) (prix Hugo 1961).

Amusant de commencer le recueil par cette nouvelle, juste après avoir lu Le déchronologue. On se retrouve à nouveau en mer, cette fois-ci à bord de la caravelle du capitaine Rovic, sur une planète qui n'est qu'un satellite d'une géante gazeuse. L'humanité à regressé à un stade pré-industriel et l'expédition de Rovic, qui n'est pas sans rappelée celle de Colomb vers les Amériques, et la première à tenter un tour du « monde ». Il croise les peuplades d'une archipelle d'îles qui vénérent un messager des dieux ; en fait un voyageur interstellaire échoué là il y près de 40 ans. Car le reste de l'humanité parcours encore les étoiles, et la technologie du vaisseau échoué pourrait permettre aux humains d'incroyables avancées technologiques ; ou à l'un d'entre eux de devenir le maître de tous. Rovic décide donc de détruire la nef, pour éviter la dicature d'un homme, et pour offrir aux générations futurs le privilège de (re)découvrir par elles-même ces technologies...

Une histoire somme toute classique, dont on devine assez rapidement où elle nous emmène mais qui reste distrayante.

Pas de trêve avec les rois !

No truce with kings (juin 1963) (prix Hugo 1964).

A faire...

Le partage de la chair 4/5

The sharing of flesh (décembre 1968)

Nous nous retrouvons dans un futur un peu semblable à celui de Long cours : l'empire galactique humain s'est effondré, les colonies planétaires se sont retrouvées isolés ; beaucoup ont regressé ; certaines ont conservé une technologie suffisante pour parcourir les étoiles, et une de leurs expéditions scientifiques explore une planète où les humains ont regressé à l'état de sauvages. Evalyth est témoin de l'assassinat de son mari par l'un de ces sauvages ; elle découvre que les humains de cette planète s'adonne au cannibalisme et cherchera par tous les moyens a tuer le meurtrier de son époux. A moins que la barbarie dont elle été le témoin ne trouve une explication légitime...

Où l'on parle des comportements et des valeurs imposées par notre culture, de la manière de voir l'autre et de dépasser ses préjugés, de toujours chercher à comprendre avant de juger. Excellent !

## Destins en chaîne The fatal fullfillment (mars 1970)

A faire...

La Reine de l'Air et des Ténèbres

The Queen of Air and Darkness (avril 1971)

A lire...

Le chant du barde

Goat song (février 1972)

A faire...

Le jeu de Saturne 3/5

The Saturn game (février 1981)

L'exploration du système solaire peut être une aventure exaltante, mais elle peut être aussi mortellement ennuyeuse, surtout quand le voyage vers Saturne prend 8 ans. Alors les psychologues ont mis au point des jeux de rôles ou de réalité virtuelle auxquels les astronautes s'adonnent pour passer le temps. La petite équipe qui explore Japet, lune de Saturne, est constitué de membres dont certains jouent ensemble depuis plusieurs années. Le problème c'est que, parfois, ils ne sont plus capables de distinguer la réalité du jeu. Et c'est ce qui arrive lorsqu'un 3 dés explorateurs se retrouvent prisonniers d'un cratère de la lune.

L'idée est intéressante et cette notion de jeu de rôle / réalité virtuelle est furieusement moderne. Reste que la nouvelle est un peu pénible à lire et sans grande originalité dans le déroulement de l'action. Les dialogues sont trop verbeux, trop explicatifs ; Anderson avait dû lire un article scientifique sur la géologie de Japet avant d'écrire son texte, et il a sans doute voulu y mettre tout ce qu'il avait noté.