Fantastic Four

Créateurs

001-102 : Lee et Kirby

Titre
Fantastic Four 001-102 : Lee-Kirby
Auteurs
  • Stan Lee
Artistes
  • Jack Kirby
Éditeur
Lug
pubperiod
1961-02 / 1970-09
buy
1986-07
read
1986-07
Note
5/5

La trilogie Galactus (48-50) 5/5

Lu dans l'album Les Fantastiques #40 (juillet 1986).

164 - 192 : Thomas et Perez 3.5/5

208-221 : Byrne et Sinnott 3.75/5

208-214 : Le Sphinx, Galactus et Terrax

A faire...

215-219 : Blastaar et autres histoires

A faire...

220-221 : des extraterrestres

A faire...

232-292 : John Byrne 4.5/5

Titre
Fantastic Four 232-292 : John Byrne
Statut
Lu
Auteurs
  • John Byrne
Artistes
  • John Byrne
Éditeur
Lug
pubperiod
1986-06 / 1988-11
buy
1987
read
1987
Note
4/5

J'ai lu Fantastic Four #232-292 (juillet 1981 - juillet 1986) uniquement en francais lors de sa publication dans les pages de la revue Nova #101-131 (juin 1986 - décembre 1988).

Les épisodes #242-244 et #257-262 ont été publiés dans Fantastic Four: Trial of Galactus, un des premiers comic-book en version original que j'ai acheté au début des années 1990.

Information: Ce texte a été écrit à l'origine en 1995. Je le reprend ici 20 ans plus tard en essayant d'y apporter le moins de corrections possibles.

Petites histoires I (232-235) 4/5

C’est à partir du #232 que Byrne prend intégralement en charge la destinée du quatuor. Il commence avec une histoire simple mettant en scène l’alchimiste Diablo qui oppose aux Fantastic Four leurs pendants élémentals : l’eau, la terre, l’air et le feu. Il s’agit d’une histoire sans prétention qui renoue avec l’esprit d’aventure du comic book.

Le #233 est une histoire anecdotique où Johnny Storm mène une enquête policière sans grand intérêt.

Les #234-235 renouent eux avec une autre tradition de la série : l’épopée cosmique à la Kirby. On y suit la vie d’un type ordinaire, Skip Collins, qui a la fabuleuse capacité de remodeler le réel sans s’en rendre compte. Parallèlement, Ego, la planète vivante, débarque dans le système solaire et cause des ravages sur Terre. Skip Collins réparera les dégâts, tandis que les FF s’occupe de désintégrer Ego en la projetant vers le Soleil. Le dessin est plus obscur que ce que Byrne avait l’habitude de faire sur Uncanny X-men. L’action est rondement menée mais, si on retrouve les souffle épique des années Kirby, les timides tentatives de Byrne afin de construire aux personnages un semblant de vie privée ne sont pas convaincantes. Il semble que les FF ne puisse se prêter aux genres d’histoires courantes dans l’univers Marvel, avec Spiderman et Daredevil par exemple, où la vie personnelle du héros est tout aussi importante que ses matchs de catch contre les grands méchants.

#235 p.04

Le retour de Doom (236) 4/5

Les choses deviennent sérieuses avec le #236 qui marque le 20ème anniversaire de la série. Pour le coup, Byrne fait revenir le grand ennemi de toujours, le Dr Doom, absent depuis près de 3 ans - le #200 et sa perte du trône de Latvérie. Ce dernier a fait prisonnier les FF dans une ville miniature, grâce aux pouvoirs du Maître des Maléfices qui souhaite offrir une vie normale à sa fille Alicia. Byrne construit une histoire somme toute banale, avec l’éternel thématique du calvaire de Ben Grimm, obligé de reprendre sa forme monstrueuse pour sauver ses amis. À la fin du récit, Doom tombe en catalepsie. Les apparitions du personnage à la même époque dans d’autres séries, notamment Uncanny X-men, seront le fait de répliques robotisées.

#236 p.17

Petites histoires II (237-241) 3.5/5

#238 p.04

Après ce premier acte de bravoure, les FF retourne à de petites aventures « sans lendemain ». Ils rencontrent des extra-terrestres naufragés (237). Frankie Raye, petite amie de Johnny, et accessoirement belle-fille de Phinéas Norton, constructeur de l’Human Torch des années 40, se découvrent des super-pouvoirs du type de la torche (238). Une virée dans l’Amérique profonde permet d’une part d’immerger les FF dans une ambiance mi-fantastique mi-terreur, et d’autre part de découvrir la mythique tante Pétunia de Ben Grimm : une jeune femme type mannequin (1) (239). Le #241 reprend le thème classique d’une Rome antique qui a survécut jusqu’à nos jours (comme la série de romans de Robert Silverberg), et Byrne envoie les FF, épaulés par la Panthère Noire, en Afrique.

Cette période est donc constitué d’une succession de petites histoires tranquilles, type anecdote, plutôt bien dessinées, où l’esprit d’aventure prime. Mais aucune n’a de véritable importance pour la série, mise à part la seconde partie du #238, où Red Richard, tentant pour la énième fois de rendre forme humaine à ben Grimm, transforme The Thing en une créature encore plus monstrueuse qu’avant. L’aspect physique de Ben redevient ce qu’il était au début de la série. Byrne inaugure là une trame scénaristique autour du personnage qui se poursuivra sur de nombreux numéros, approchant certainement plus que tout autre auteur auparavant la réelle complexité de Ben Grimm.

#238 p.22

Le déménagement des inhumains (240) 4.5/5

Le #240 est aussi une exception, car Byrne s’attaque à une autre partie de l’univers des FF : les Inhumains. Vif-Argent déboule au Baxter Building pour demander l’aide des FF : la pollution mondiale a finit par gagner l’Himalaya, et les Inhumains, sensibles à la pureté de l’air, sont malades. Red ne voit qu’une solution pour sauver ses amis : déplacer la cité d’Attilane dans la zone bleue de la Lune. L’homérique épopée se conclut par la naissance de la fille de Vif-Argent et de Crystal.

#240 p.21

C’est 10 premiers numéros de Byrne sont principalement marqués par 2 traits : un retour à l’esprit d’aventure et de fun que la série connaissait au cours des années 60, avec des hommages appuyés à la tradition de l’épopée kirbyienne ; mais aussi une volonté de Byrne d’imposer son style, sa patte. Même s’il poursuit dans l’esprit de Kirby, il commence à installer ces propres trames. La catalepsie de Doom et le déménagement des Inhumains sur la Lune ne sont qu’un hors-d’œuvre. Byrne a placé ses pièces sur l’échiquier. Les grands morceaux de bravoure sont à venir.

La saga de Galactus (242-244) 5/5

Terrax arrive sur Terre et attaque les FF. Fatigué de son rôle de sous-fifre auprès de Galactus, il menace de détruire Manhattan si les FF ne s’occupent pas du dévoreur de mondes : après tout, ils sont responsables de ce qui lui arrive (2). Galactus, toujours aux aguets, remet son Hérault à sa place et le prive de pouvoirs. Fatigué, consumé par la faim, il est dans l’obligation de détruire la Terre. Il faudra les efforts conjugués des FF et des Vengeurs pour l’arrêter. Mais Red Richard, conscient que Galactus joue un rôle dans le complexe équilibre cosmique, décide tout de même de lui sauver la vie. Le dilemme reste cependant irrésolue : Galactus doit absorbé l’énergie de la Terre s’il veut poursuivre sa route. Frankie Raye propose alors de devenir son nouvel Hérault s’il épargne sa planète natale. Galactus accepte, rebaptise la jeune terrienne Nova, et jure que plus jamais la Terre n’aura à le craindre.

#243 p.22

Avec cet arc, Byrne fait de Galactus un personnage plus profond qu’il ne l’a jamais été. Il n’est plus simplement cette menace cosmique qui s’abat sur la Terre comme les 7 plaies s’abattirent sur l’Égypte. Il fait partie d’un tout, de la somme universelle, un concept que Byrne finira de développer lors du procès de Red Richard (261-262). Par un mouvement inverse, il va aussi rendre le dévoreur de mondes plus humain, accessible à des sentiments que l’on lui croyait interdit, comme l’amitié. Là encore, Byrne développera ce thème dans les futurs rapports qu’il entretiendra avec son nouvel Herault, Nova (3).

#244

Sur le plan de la réalisation, il n’y a rien à redire. Byrne maîtrise son histoire, ne laisse aucun temps mort venir polluer l’intrigue. Action et réflexion se succèdent et s’interpénètrent harmonieusement. Le dessin est toujours clair et dynamique, même si çà et là commence à apparaître le principal défaut qui entachera son œuvre dans les mois à venir : l’absence de décors.

Les pouvoirs de Franklin Richard (245) 3.5/5

Avant de s’attaquer à son prochain gros morceau, Byrne nous offre une nouvelle petite histoire comme celles qui ont caractérisé ses débuts sur la série.

Dans ce #245, Franklin Richard s’est transformé par accident en adulte, et montre les extraordinaires pouvoirs dont il est détenteur dans un accès de panique. Sa mère, Jane, réussit à le calmer, et l’enfant devenu homme comprend qu’il lui faut installer des soupapes de sécurité pour que ces pouvoirs n’apparaissent que lorsqu’il sera effectivement adulte, donc capable de la maîtriser. Avant cela, il souhaite rendre sa forme humaine à Ben Grimm. Mais là, il prend conscience d’un blocage psychique qui avait toujours échapper à son père lors de ses nombreuses tentatives infructueuses : Ben, considérant qu’Alicia est amoureuse de The Thing, refusera toujours inconsciemment de reprendre son corps d’homme. Franklin lui rend donc sa vieille carcasse de briques.

Pour anecdotique qu’elle soit, cette histoire n’en apporte pas moins de nombreux renseignements sur l’univers des FF. On y découvre plus explicitement les pouvoirs de Franklin, qui font de lui un être presque omnipotent puisqu’il peut manipuler la matière. La psychologie de Ben Grimm est exploré un peu plus en avant. L’attachement que Byrne porte à ce personnage est évident. L’auteur veut à l’évidence faire œuvre de démiurge, et construire une mythologie FF qui laissera des traces après son départ.

Le retour de Doom en Latvérie (246-247) 5/5

Après Galactus, Byrne s’attaque au revamping de Doom. Il était réapparu sous sa plume dans le #250. Au terme de l’épisode, le bon docteur était tombé en catalepsie. Mais c’est sans compter sur ses fidèles robots serviteurs, qui réussissent le tour de force de récupérer son corps, d’y transférer son esprit à partir de sa réplique miniature restée dans la ville du Maître des Maléfices (dans le #250), et de faire prisonnier les FF. Ces derniers sont alors surprit d’entendre Doom demander leur aide pour reprendre le pouvoir en Latvérie, rongé par le chômage et la pauvreté depuis le retour au pouvoir du roi Zorba.

#247 p.02

Ici, un petit rappel historique s’impose. Doom fut évincé du trône de Latvérie après une bataille épique où il rendit ses pouvoirs à Red Richard et faillit prendre le pouvoir à l’ONU (196-200, réalisés par Wolfman-Pollard-Sinnott). Les FF installèrent un dénommé Zorba au pouvoir, chef des rebelles latvériens, en espérant qu’il ferait de son pays une nation libre. Doom, lui, finissait foudroyé par la folie, après avoir contemplé la monstruosité de son visage reflété des millions de fois dans le cristal géant qui aurait du lui servir à dominer le monde.

Pendant 3 ans, Doom ne réapparaîtra plus dans la série. Dans une courte histoire (Strange Spécial origines #184) réalisée par Moench et Sutton, on voit Zorba aux prises avec le mécontentement de la population après la hausse des impôts. Boris profite de la confusion générale pour faire libérer son maître Doom.

C’est certainement à partir de là que Byrne va penser à réintroduire Doom, en prenant à revers ce que Wolfman avait écrit sur la libération de la Latvérie, 4 ans plus tôt. Car Doom ne peut exister sans son royaume. Doom et la Latvérie, c’est comme Jack l’éventreur et les quartiers populaires de Londres, Casimir et l’île aux enfants : ils sont indissociables. Un personnage aussi grandiose que Doom se doit d’avoir un royaume, et Byrne annonça dés le #236 les intentions du docteur : récupérer ce qui lui revient de droit.

Et c’est toute la trame des #246-247. On y voit une Latvérie ravagée par la pauvreté, un peuple affamé qui accueille le retour de Doom comme celui du Messie, et des FF qui se demande s’ils n’ont pas commis une erreur, 4 ans plus tôt, en aidant Zorba à prendre le pouvoir. Car la population semble aimer Doom, et celui-ci lui témoigne un grand attachement. Byrne nous dépeint ainsi, comme il l’a fait pour Galactus, un personnage moins manichéen, plus complexe. Doom a beau être la pire des crapules, l’archétype du tyran voulant dominer le monde, il n’en est pas moins un monarque respectueux et attentif aux besoins de son peuple. Il en fera la preuve en prenant sous sa protection un enfant, Kristof, dont la mère est tuée par la garde secrète de Zorba alors qu’elle s’attaque aux FF et à Doom. Zorba a été rongé par sa soif de pouvoir, et les FF s’en rendent compte. Ils assistent donc Doom dans sa reconquête du trône.

3 ans d’absence pour la Némésis des FF, c’était beaucoup trop pour Byrne. À partir de maintenant, Doom deviendra omniprésent dans la série, et reprendra son rôle de grand adversaire.

Le cauchemar d’Attilane (248) 3/5

A faire...

Gladiator (249-250) 3/5

Pour la réalisation graphique, les #245 à 250 marquent le début d’une dégradation certaine du dessin de Byrne. Si les personnages sont toujours aussi puissants, majestueux, les décors eux tendent à se raréfier, pour quasiment totalement disparaître au #250.

Dans la zone négative (251-256) 3.75/5

#251 p.14

Les FF ont toujours flirté avec la SF, dés l’époque Lee-Kirby. Avec la saga de la zone négative, John Byrne rend une nouvelle fois hommage au « King », qui créa cet univers parallèle et sa figure mythique, Annihilus. Byrne en profite aussi pour adapter à la sauce super-héroïque quelques grands thèmes de la littérature SF.

#252 p.07

Dans le #252, on découvre une ville vivante, Ootah, qui se « nourrit » des indigènes qui la vénère comme une déesse. Les FF interviennent, détruisent l’ogre citadin, mais comprennent un peu tard qu’ils ont peut-être agit un peu trop précipitamment. À noter une particularité artistique de l’épisode : il se lit non pas verticalement mais horizontalement. Un artifice sans grande importance à vrai dire.

Le #253 nous amène à la rencontre d’une colonie d’extraterrestres qui naviguent dans l’espace depuis des millénaires. Ils ont échappé à la destruction de leur planète natale et cherchent depuis une planète qui pourra les accueillir. Mais après avoir passé des millénaires dans leur navire, ils ne supportent plus le chaos des biosphères planétaires, et sont condamnés à errer dans l’espace à bord de leu navire.

#253 p.15

Dans les #254-255, un extraterrestre insectoïde se fait passer pour une divinité à forme humaine et sacrifie des disciples afin d’utiliser leur énergie psychique comme carburant pour son navire spatial. L’arrivée des FF, et surtout de Red Richard, est une aubaine : pour lui, ce nouvel Einstein, c’est du super sans plomb. Les FF réussissent à échapper à son emprise, mais l’esprit de Red richard reste prisonnier du vaisseau. Le retour sur Terre va être mouvementé.

Sur Terre justement, le passage des FF vers la zone négative a provoqué pas mal de remue-ménage, avec le retour d’Annihilus. Mais les FF là encore auront le dernier mot, et Annihilus disparaîtra aussi rapidement qu’il est arrivé (256).

#256 p.02

Information: Le texte original de 1995 s'arrête ici.

Galactus (257) 5/5

A faire...

#257 p.01

#257 p.02

Doom et Terrax (258-260) 4/5

A faire...

#258 p.01

Le procès de Reed Richards (261-262) 4.5/5

A faire...

#261 p.17

#262 p.16

Le retour de l'homme Taupe (263-264) 2.5/5

A faire...

Miss-Hulk (265) 4/5

A faire...

#265 p.20

L'accouchement de Sue Richards (266-268) 4/5

A faire...

Cet arc narratif marque la fin de la période faste de Byrne sur le titre pour un moment.

Terminus (269-270) 3/5

A faire...

La famille de Reed Richards (271-273) 3/5

A faire...

La Chose et Miss Hulk (274-275) 2.5/5

A faire...

Mephisto (276-277) 3/5

A faire...

Le retour de Doom ? (278-279) 3.5/5

A faire...

La haine (280-284) 4/5

A faire...

#281 p.02

#282 p.02

Interlude : la Torche (285) 3/5

A faire...

Le retour de Jean Grey (286) 3/5

#286

BLASPHÈME !!!!!

A faire...

Doom, le retour de la vengeance (287-288) 2.5/5

A faire...

Retour en zone négative (289-292) 2.5/5

Et ça se finit en eau de boudin.

A faire...