L'édition numérique toujours aussi pénible

Tout a commencé le 16 avril lorsque j'ai découvert la bédé de Bryan tablot consacrée à Louise Michel, La vierge rouge et que j'ai voulu l'acheter...

C'est un magnifique ouvrage dont le différentiel prix physique (~20€) / numérique (~14€) me paraissait acceptable. Je me décide donc à acheter la version numérique française mais, en arrivant sur le site de l'éditeur, je me rend compte que la version est plombée par un DRM Adobe. Dommage...

Quelques jours plus tard, je n'ai pas baissé les bras ; je vais voir si l'éditeur américain, Dark Horse, a une version numérique exempt de DRM. C'est peut-être le cas mais autre problème : il faut d'abord créer un compte sur le site pour pouvoir accéder à ses achats numériques mais surtout la FAQ précise que l'on ne possède pas la version numérique de l'on achète - on achète en fait un droit de lecture. Je n'ai pas été dans le détail mai cela veut sans doute dire que le jour où je ferme mon compte Dark Horse, je n'aurai plus accès aux bédés que j'aurai acheté ?! C'est sans doute aussi le cas pour d'autres services comme ComiXology bien que celui-ci propose une sauvegarde sans DRM pour certaines bédés.

Toujours le même problème récurrent et désolé, je ne peux pas acheter quelque chose qui nie de cette manière (1) ma liberté de lecteur, (2) le potentiel et la force du numérique. Pour chaque contenu, je fais généralement au minimum 4-5 copies :

  • bédés / romans : cbz / epub en archive sur un disque dur.
  • bédés / romans : cbz / epub sur mon PC.
  • bédés ou romans : cbz / epub sur mon portable.
  • bédés ou romans : pdf / epub sur ma tablette.
  • romans : epub sur ma liseuse.

Je convertis les cbz en pdf pour ma liseuse qui ne sait pas lire correctement les archives comic book. j'extrais des images des versions archivées pour les publiés ici comme illustrations. J'édite parfois les epub pour charger un css personnalisé ou corriger certaines erreurs.

Bref, je fais ce que je sais faire avec un ordinateur et quelques lignes de codes et ce que me permet l'informatique.

Un « service » n'a pas à décider quand, où et comment je lis l'exemplaire de l’œuvre que j'ai acheté en bridant mes possibilités. Ce n'est pourtant pas compliqué : j'ai acheté la version numérique des 2 derniers ouvrages d'Elizabeth Vonarburg, La musique du Soleil et Hôtel Olympia, sans aucun problème. Des fichiers epub standards sans DRM avec lesquels je peux faire légalement ce que je veux (sauf les rediffuser, évidemment, cela va sans dire).

Au final, je me suis procuré La vierge rouge en numérique...

Sans DRM.

Sans abonnement à un service de location.

J'achèterai la version papier de l'album parce que je souhaite que Bryan Talbot puisse continuer à faire des bédés, et donc à vivre de son art mais vraiment, vraiment, éditeurs et diffuseurs n'aident pas...