Revoir et relire

Qu'est-ce qui nous pousse à relire un roman ou une bd, à revoir un épisode d'une série télé ou un film ?

Je relis des romans assez souvent, comme le cycle Elévation de Brin, Tyranael de Vonarburg, les romans de Connie Willis, … Je revois aussi pas mal de films mais surtout des épisodes de séries télé (Kaamelott, Dr Who, The Walking Dead, ...) ; mais qu'en est-il des bédés ? Je me posais la question hier soir en rentrant chez moi avec 3 volumes de la série The Walking Dead sous les bras alors même que je trouve la bédé plutôt moyenne.

J'ai relis aussi des bédés mais moins régulièrement ; j'ai relu les Sandman de Neil Gaiman, les Sin City de Frank Miller, les Hellboy de Mike Mignola, les Corto Maltese de Hugo Pratt, les Xenozoic Tales de Mark Schultz… Je doute par contre de pouvoir un jour réouvrir les Walking Dead de Kirkman et Adlard. J'ai déjà essayé, sans succès. Ce qui m'a fait dire que je payais cher quelque chose que j'allais lire une seule fois et en à peine 1 heure ou deux...

Qu'est-ce qui fait d'ailleurs qu'on revient sur une oeuvre alors qu'on en connait déjà les grandes lignes, qu'on sait déjà comment cela va finir ?

La qualité du travail et les émotions engendrées sont évidemment les critères principaux. j'adore relire la prose de Gaiman, me perdre dans les dessins de Schultz ou m'impregner des atmosphères créées par Mignola ; j'aime aussi beaucoup revenir dans des romans-univers tel que Tyranael pour retrouver des personnages que l'on va suivre durant plusieurs centaines de pages… Mais ce n'est pas la banalité des dialogues de Kirkman ou la composition approximative des planches de Adlard qui me feront replonger dans un volume de The walking Dead.

Est-ce à dire que ce qu'on ne relit ou ne revoit pas est de piètre qualité ou n'a pas généré suffisamment d'émotions pour donner envie d'y retourner ?! Pas forcément : La route est l'un dés plus beau roman qu'il m'ait été donné de lire ; je n'ai pourtant réussit à le relire qu'une fois depuis la première lecture en 2009 ; trop prenant ; trop pressant...

Dans la relecture on cherche aussi (surtout ?) le plaisir ; La route est un récit incroyable mais je n'ai pas forcément envie de revivre les émotions très dures qu'il a engendré. Je n'ai jamais vraiment eu une telle réticence avec une bédé, un film ou une série télé, à part peut-être avec le 14e épisode de la saison 4 de The Walking Dead… Un roman demande beaucoup plus d'investissement personnel de la part du lecteur.

Tout ça pour dire que la possibilité de relecture / revisionnage reste pour moi un critère fondamental dans l'évaluation de la qualité d'une oeuvre, au-dessus finalement de tout autre considération.