A la redécouverte de Blender

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Au boulot, J'ai été affecté depuis le mois de juin à l'équipe marketing à raison d'un jour par semaine afin de produire des pushmails et autres contenus promotionnels. Ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais comme dit l'autre : « Oh, it's a dirty job but someone gotta do it ». Dans ce cadre là, j'ai donc eu à m'auto-former sur certains produits Adobe, notamment la suite Adobe creative : Photoshop, Premiere Pro, InDesign, After Effects, Audition.

Ce sont des produits plutôt complexes et touffus, par leurs interfaces graphiques et par leurs fonctionnalités. On ne peut pas s'installer devant son ordinateur et y aller au feeling en se disant que fort d'une expérience de près de 15 ans dans l'utilisation de logiciels en tout genre, on va bien finir par trouver son chemin à travers menus et sous-menus. Il faut s'armer de patience mais surtout de documentation, et les contenus mis à disposition sur Adobe TV sont plutôt bien réalisés ; ils permettent de prendre en main les outils assez rapidement et de produire quelque chose de potable en un minimum de temps ; acquérir une expertise digne de ce nom prendra évidemment du temps mais je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par la qualité des tutoriels. Vu le prix des licences, on peut aussi considérer que c'est la moindre des choses.

Et c'est au cours de mon auto-formation sur After Effect que m'est venu l'envie de (re)découvrir un logiciel libre pour la 3D : Blender.

J'avais fais une première tentative il y a bien des années (2005-2006) mais en commettant l'erreur de croire que son utilisation allait de soi, du genre « je connais Gimp, je connais Inkscape, je devrais pouvoir me débrouiller avec Blender ». Grosse erreur ! L'interface graphique de Blender est très différente de tout ce que j'avais pu connaître jusqu'alors, une différence d'ergonomie explicitement pensée par les développeurs pour mettre à disposition simplement et rapidement ce qui est utile pour un artiste 3D professionnel ; l'approche d'un amateur peut être elle totalement différente. J'avais donc abandonné ma découverte du logiciel lors de ce premier essai, piégé dans une perplexité totale en essayant de comprendre simplement comment manipuler la caméra.

Presque 10 ans plus tard, me voilà donc de nouveau à tester Blender mais cette fois-ci en essayant de prendre les choses par le bon bout, mon expérience avec Adobe creative au boulot étant passé par là. Surtout, je suis revenu au fondamentaux des logiciels libres que j'ai eu trop tendance à oublier ces derniers temps : RTFM ! Et là, magie, l'interface qui me paraissait indéchiffrable est devenu limpide et finalement plutôt intuitive, surtout si l'on est habitué à faire des choses par raccourci-clavier et non pas uniquement avec la souris.

Que conclure de tout cela ? Et bien (1) qu'il faut toujours revenir à la documentation même quand on croit maitriser un domaine et (2) qu'il faut se lancer dans la découverte de Blender, ça en vaut le coup.