Plaisir de lire

Je lis de moins en moins de livres ; en tout cas moins qu'il y a une dizaine d'années. La lecture est aujourd'hui cantonnée à certaines périodes ritualisées de la journée. Rares sont les moment de plaisir qui m'incitent à briser le rituel...

Ces périodes rituelles de lecture sont connues pour qui passe une partie non négligeable de la journée dans les transports en commun pour aller et revenir du boulot, le matin et le soir, dans le bus, le tramway, le métro ou le RER. Cela devient presque un automatisme, une routine ; une espèce de passe-temps où l'on perd presque le plaisir de parcourir les pages du dernier bouquin en sa possession, coincé dans cette mécanique journalière.

Avant, je pouvais lire à tout moment de la journée, après le déjeuner accompagné d'un café, le soir avant de m'endormir, dans ce lieu d'aisance où personne ne peut aller à votre place… Aujourd'hui, le livre reste dans la poche de mon manteau le soir quand je rentre du boulot, et je le retrouve le lendemain matin en repartant travailler. Et le rituel se perpétue 5 jours par semaine - ou plutôt 4 car le mercredi, c'est le jour du canard ! Rares sont les moments de lecture le week-end ; rares sont les fois où ce rituel est brisé. Sauf… Sauf quand le livre me plaît, me plaît vraiment. Me plaît au point de ne pas pouvoir attendre le lendemain dans le RER pour lire la suite.

Cela m'arrive de moins en moins souvent, d'où cette impression de perdre peu à peu le plaisir de lire. Mais cela m'arrive encore. Les derniers responsables de cette transgression furent Le dechronolgue et L'homme des jeux. J'espère qu'il y en aura encore d'autres.