Ce que gnome-shell aurait dû être

Qu'est-ce qui énerve le plus dans le développement actuel de Gnome ? Sans doute l'impression que les développeurs / designers ne se remettent pas en cause, qu'ils ne se posent pas de (bonnes) questions...

Des questions pour savoir pourquoi tout le monde, dans n'importe quel tutoriel / présentation / prise en main, conseille dés les premières lignes d'installer Gnome-tweak-tool ? Ou pourquoi les extensions gnome-shell sont indispensables pour retrouver un bureau à peu près utilisable ? Ou pourquoi il y a autant de forks (de gnome-shell ou de Gnome 2) qui trouvent leur public ? La réponse serait pourtant évidente : peut-être tout simplement parce que l'interface graphique par défaut de gnome-shell est merdique… Mais ça, on ne peut pas le dire, sinon on n'est qu'un pauvre con has-been qui ne comprend pas ce que c'est qu'une ergonomie super mega über cool de la mort qui tue.

Pourquoi ressasser encore ces critiques ? A cause du dernier exemple en date de la frustration quasi-quotidienne engendrée par gnome-shell : Linux Deepin, une distribution chinoise basée sur Ubuntu, sort sa version 12.12 alpha et embarque pour la première fois son Deepin Desktop Environment (DDE) ; en voyant les captures d'écrans, on se dit que c'est à cela que gnome-shell aurait dû ressembler dés le début, avec la liste des bureaux et la liste des catégories logiciels sur la gauche de l'overview pour éviter trop de mouvement avec la souris ; avec un gestionnaire de tâches pour avoir une visualisation simple et rapide des applications en cours ; avec des raccourcis permettant d'accéder rapidement aux applications les plus souvent utilisées...

Gnome 3.8, qui devrait arrivé en mars 2013, sera (enfin) livré avec une session « gnome classic » qui reprendra peu ou prou l'interface utilisateur de Gnome 2. Deux ans après la sortie de Gnome 3.0, nous serons revenu à un point départ qui n'était peut-être pas si has-been que ça...