Migrer au mauvais moment

On peut penser qu'une mise à jour complète de son système d'exploitation tout les 6 mois, ce n'est pas excessivement stressant ; j'ai passé les 6 dernières années à le faire sans aucun problème. Mais avec le radical changement d'interface graphique des deux dernières versions de Ubuntu, la chose a été plus compliqué...

La migration fût rendu encore plus hasardeuse par les tâches en cours :

  • Réécriture d'une partie du framework PHP pour améliorer le contrôle des requêtes.
  • Correction de bugs dans la librairie javascript.
  • Reflexion sur la mise en place d'un outil de prises de notes en ligne, parce que l'« e-mail is not your inbox ».
  • Reflexion sur la manière de gérer mes collections de liens, vu que la solution des notes « en vrac » ne me satisfait qu'à moitié (et c'est pour ça que ce qui devait être publié ce mois-ci et le mois dernier ne l'a pas été).
  • Retour sur le rendu web de ma bibliothèque.
  • Changements au niveau des urls du site (je sais, c'est mal !).
  • Et tout un tas d'autres petits projets...

Je souhaitais pourtant passer sous Gnome 3, afin de mettre à jour mes plugins Gedit (à la demande générale de la foule en délire de 3 personnes) mais surtout pour me frotter un peu plus intensément à la couche css / javascript de gnome-shell pour voir si je pouvais tordre cet environnement de bureau à mes besoins. Sauf que, comme expliqué plus haut, les choix de Canonical sur les dernières versions d'Ubuntu n'ont pas facilité les choses, à tel point que j'envisage depuis de changer de distribution...

Résultats des courses : perte de temps, frustations, développements hasardeux ; bref, le gros foutoir. Au terme de deux mois de tâtonnements, d'essais, d'erreurs et de retour en arrière, voici ou j'en suis :

Sur mon PC :
  • Une Ubuntu 10.10, mon espace de travail privilégié et qui le restera encore quelques semaines, le temps que je finisse les tâches les plus urgentes.
  • Une Ubuntu server 11.10, c'est-à-dire un environnement de base, sans interface graphique, que j'enrichit paquet par paquet pour construire une « ubuntu-gnome-shell » débarrassé des logiciels « parasites » de Canonical.
  • Une Fedora 16, non seulement pour tester gnome-shell mais surtout pour voir si je peux m'habituer à une autre distribution Linux.
Sur mon ultraportable :
Une Ubuntu 11.10 normale sur laquelle j'effectue le travail inverse que sur la version serveur : suppression des logiciels que je trouve inutile pour obtenir là aussi une « ubuntu-gnome-shell ».

Je publierai au cours des jours / semaines qui viennent tout une série de notes sur mes essais / découvertes ainsi qu'un article de base sur le pataquès provoqué par Gnome 3, gnome-shell, unity et ce qui semble se dessiner peu à peu dans le monde des distribution linux. Je publierai aussi très rapidement une nouvelle version des plugins Gedit adaptés à Gnome 3 (le portage de gedit-scratchtab est déjà fait).

To be continued...