Britannica répond à Nature

L'équipe éditoriale de l'Encyclopaedia Britannica attaque avec véhémence l'étude publiée en décembre 2005 par le magazine Nature, qui comparait 50 articles tirés de l'encyclopédie à leurs équivalents publiés sur Wikipédia.

L'étude était plutôt « élogieuse » pour cette dernière : les experts chargés de comparer les articles n'avaient relevé que 30 % d'erreurs supplémentaires dans l'encyclopédie libre. La conclusion de l'analyse, souvent reprise dans les média sous la forme « Wikipédia presque aussi correcte que Britannica », ne fût donc pas vraiment du goût des responsables de la vénérable institution. D'où cette réponse, avec des arguments dont chacun jugera de la pertinence.

Almost everything about the journal’s investigation, from the criteria for identifying inaccuracies to the discrepancy between the article text and its headline, was wrong and misleading.

« Fatally Flawed. Refuting the recent study on encyclopedic accuracy by the journal Nature », Encyclopaedia Britannica, Inc., mars 2006.

Pour résumer :

  • Certains textes envoyés aux experts et sensés être des articles de Britannica n'étaient que des extraits, des montages de paragraphes tirés de différents articles ou n'appartenaient même pas à l'encyclopédie.
  • il n'y avait pas de « hiérarchie » dans la gravité des erreurs relevées ni d'évaluation de la lisibilité des articles.
  • Certaines de ces erreurs ne doivent pas être considérées comme telles.

Nicholas Carr avait déjà mis le doigt sur certaines faiblesses de l'étude, dont les résultats sont d'ailleurs à disposition dans leur intégralité (mais sans les textes sources qui ont été envoyés aux experts, ce qui est un autre reproche formulé par les éditeurs de Britannica). Dans un même temps, la communauté wikipédia avait corrigé les erreurs relevées par l'analyse de Nature quelques jours à peine après sa publication.

A lire :

Mise à jour (Revue de presse/web) :