Une Elektra bien fade

La critique du film Elektra par Joe Crowe reflète exactement mon état d'esprit : une lassitude toujours plus grande de voir une excellente histoire de comic book se transformer en calamité cinématographique. Se fût le cas avec Daredevil ; cela va l'être pour sa suite qui n'en est pas vraiment une.

Affiche du film Elektra

Affiche française du film Elektra. Sortie le 09 mars 2005. © Twentieth Century Fox.

Devant de tels ratés, on finit par se poser deux questions :

  • Pourquoi adapter un comic book si c'est à l'évidence pour ne pas en respecter la trame narrative ? (Réponse : pour bénéficier de l'effet de mode et se goinfrer d'une partie du gâteau, pour s'assurer d'un minimum de revenus vu que les fans iront voir le film, même si c'est un navet).
  • Pourquoi confier ces adaptations à des incompétents notoires qui n'ont apparemment aucune culture bédéphile et encore moins de talents cinématographiques ? (Réponse : ben là, je ne sais pas).

Alors oui, Jennifer Gardner est sexy tout plein et son costume moulant va sans doute titiller la libido de quelques mâles prépubères, mais à l'instar d'un Keanu Reeves dans le rôle de John Constantine, la jeune femme est un peu trop lisse et gentillette pour camper une tueuse rongée par la haine et le désir de vengeance.

Here's the thing. If you have never read Comics Elektra, you will say "Haven't I seen this movie before?" If you have read Comics Elektra, you will say "Gak! This isn't Comics Elektra!" It misses an easy target.

Joe Crowe, "Elektra review", Revolution SF, 13 février 2005.