Merdiasse médiatique n° 5202

Il était fréquent, en URSS, que les opinions politiques dissidentes soient jugées comme des troubles mentaux, et que les opposants soient internés de force dans des hôpitaux psychiatriques pour y recevoir un traitement, par exemple l'administration de neuroleptiques. Souvent, ceux-ci étaient désignés comme schizophrènes, c'est-à-dire souffrant d'incohérence et de fractionnement de la pensée, fréquemment associés à de la paranoïa. C'est très pratique : assimiler une pensée différente à de la folie, permet de la discréditer et de la marginaliser immédiatement ; il en va de même pour des comportements qui déplaisent. Une pratique réservée à la dictature soviétique ? Si en France, aujourd’hui, on n'interne pas les opposants pour folie, le Parti Médiatique n'hésite pas nous faire part de ses diagnostics.

GAUCHET, Rouslan. Psychiatrisation de Mélenchon : une méthode récurrente dans la presse. La Pysis,