Mélenchon par le nouveau premier ministre

Non, décidément, Mélenchon n’est pas le bolchevique qu’on décrit et qu’il aurait peut-être souhaité être.

Un montagnard, certainement. Ni Robespierre, ni Saint- Just, mais Danton, avec sa faconde, son audace, ses outrances, sa certitude d’être parmi les meilleurs et sa tristesse d’être le seul à le savoir.

Et il nous manquera, Mélenchon.

Parce qu’un jour, las de porter des idées que personne ne veut plus entendre, et fatigué de devoir se battre plus contre ses amis que contre ses adversaires, il nous quittera, Mélenchon.

Il plaquera tout, laissera tout tomber, ira « bayer aux corneilles» ou se replonger dans ses livres de philosophie. Bien sûr il se précipitera vers un micro pour l’annoncer. Et comme Danton, dans un dernier mouvement d’orgueil et de regrets, il nous dira: « Quand même, ma tête, elle n’en valait pas la peine ? »

PHILIPPE, Édouard. Mélenchon ou l’élégance du hérissé par Édouard Philippe. L'1dex,