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La mousson indienne dépend du Groenland

C’est une question à 135 millions. Pas en euros, dollars ou roubles, mais 135 millions de personnes. La population qui réside aujourd’hui dans la partie occidentale et centrale du Sahel, du Sénégal au Soudan. Une population dont l’alimentation provient pour l’essentiel des productions agricoles et de l’élevage dans cette bande de terres qui forme la « bordure » – Sahel en arabe – du Sahara. Or, cette production alimentaire dépend presque exclusivement de l’apport en eau de pluie lors de la mousson, durant l’été. Le reste de l’année, le ciel est beau, bleu et sec. Question : la mousson africaine sera t-elle affectée par le changement climatique provoqué par nos émissions massives de gaz à effet de serre ? Un article paru dans les PNAS, la revue de l’Académie nationale américaine des sciences, (1) y apporte une réponse nouvelle et très inquiétante.

HUET, Sylvestre. La mousson africaine menacée par le Groenland. {Sciences}²,

Comment les dinosaures couvaient leurs oeufs

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Des chercheurs français et chinois ont mis au point une méthode inédite pour faire la lumière sur les pratiques de couvaison de certains dinosaures. Ils ont ainsi démontré que les oviraptorosaures – ces dinosaures longtemps considérés comme des voleurs d’œufs, étaient en réalité des mères couveuses. Ces résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue «Palaeontology».

LUK, Fui Lee. Comment les dinosaures couvaient-ils leurs œufs?. Le journal du CNRS,

Merdiasse médiatique n° 5203

Les Echos censurent jusqu’à mon port de cravate parce que, soi-disant, je passerai « le plus clair de mon temps à dénigrer ce journal ». Bon, d’abord, j’ai vraiment plein d’autres choses à faire dans la vie qu’injurier la gazette de Bernard Arnault. Mais est-il si insultant de la considérer comme un quotidien patronal ?

Ruffin censuré aux Echos (Bernard Arnault). francoisruffin.fr,

Merdiasse médiatique n° 5202

Il était fréquent, en URSS, que les opinions politiques dissidentes soient jugées comme des troubles mentaux, et que les opposants soient internés de force dans des hôpitaux psychiatriques pour y recevoir un traitement, par exemple l'administration de neuroleptiques. Souvent, ceux-ci étaient désignés comme schizophrènes, c'est-à-dire souffrant d'incohérence et de fractionnement de la pensée, fréquemment associés à de la paranoïa. C'est très pratique : assimiler une pensée différente à de la folie, permet de la discréditer et de la marginaliser immédiatement ; il en va de même pour des comportements qui déplaisent. Une pratique réservée à la dictature soviétique ? Si en France, aujourd’hui, on n'interne pas les opposants pour folie, le Parti Médiatique n'hésite pas nous faire part de ses diagnostics.

GAUCHET, Rouslan. Psychiatrisation de Mélenchon : une méthode récurrente dans la presse. La Pysis,