Catégorie: Internet flux

Notes (32)

Cool Uris don't change

Si je poussais une gueulante sur des urls qui changent, ce serait un peu l'hopital qui se fout de la charité vu que je suis un peu spécialiste du truc depuis 10 ans. Sauf qu'ici c'est juste l'espace personnel d'un citoyen lambda (ce n'est pas une excuse pour autant...). Par contre, un media professionnel - entendu c'est son boulot de diffuser de l'information - devrait lui s'assurer de la pérennité de ces urls, non ?!

Gogol

Google change les conditions d'utilisation de ses services. Et moi, je change définitivement ma manière de surfer sur la toile...

Sarkozy et le net

Le président de la République actuel a un plan. C'est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l'on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l'appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Guillaume Champeau, Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net, Numerama, 20 mai 2009.

Les droits d'auteur pour les nuls

Car, et c'est là ma deuxième observation, rappelez vous ce que je vous ai dit. Le droit d'auteur est apparu pour protéger les auteurs contre les éditeurs qui s'enrichissaient sur leur dos, puis contre les producteurs de spectacle et les interprètes qui faisaient de même. Le combat des ayant-droits aujourd'hui présente une grande nouveauté : il oppose les ayant-droits à leur public, qui ne s'enrichit pas sur leur dos. Les musiciens insultent ceux qui apprécient leur musique en les traitant de voleurs, les réalisateurs font de même avec ceux qui apprécient leur film en les traitant de dealers.

Maître Eolas, « Les droits d'auteur pour les nuls », Journal d'un avocat, 20 février 2009.

Esclavage web 2.0, le retour

They fooled themselves into believing that Web 2.0 was introducing a new economic system - a system of "social production" - that would serve as the foundation of a democratic, utopian model of culture creation. They were wrong. Web 2.0's economic system has turned out to be, in effect if not intent, a system of exploitation rather than a system of emancipation. By putting the means of production into the hands of the masses but withholding from those same masses any ownership over the product of their work, Web 2.0 provides an incredibly efficient mechanism to harvest the economic value of the free labor provided by the very, very many and concentrate it into the hands of the very, very few.

Nicholas Carr, Web 2.0lier than thou, Rough Type, 23 octobre 2006.

De la gratuité

Aussi, chaque internaute utilisant un service gratuit devrait se poser la question mais « comment est financé ce service ? » Il faudra ensuite se demander si le jeu en vaut la chandelle : suis-je prêt à sacrifier ma vie privée pour bénéficier gratuitement d'un service qui pourrait m'être facturé quelques euros par an ? Suis-je prêt à brader mes informations personnelles pour si peu ?

Tristan Nitot, « A propos de la gratuité », Standblog, 29 juin 2006.

Web 2.0 = esclavage 2.0

J'en ai déjà parlé ici, ou  : la nouvelle arnaque intellectuelle et marchande est en marche, et chaque fois que l'on parle de « partage », de « réseaux sociaux » ou de « gratuité », rappelons-nous des véritables enjeux économiques derrière des services comme Flickr et autre Technorati :

Dystopie 2.0 bis

Dans la série « amusons-nous avec les nouveaux croque-mitaines du web », une petite réflexion de Nicholas Carr, observateur critique du mouvement web 2.0, qui entrevoit dans le développement de services communautaires type Flickr une certaine forme d'élitisme (paradoxal dirons certains) : le partage et la générosité ne sont pas donnés à tout le monde.

« Oh those crazy french »

Si vous lisez la presse anglo-saxonne régulièrement, ou ne serait-ce que ponctuellement, vous devez parfois vous sentir, comment dire, légèrement déprimé par la volée de bois vert régulièrement déversée sur notre pays, même si cela n'a évidemment rien de nouveau et que les critiques sont parfois (souvent ?) justifiées.

Googlephobia

Dans la série « jouons à nous faire peur » ou « détruisons les idoles », voici un article qui résume comment Google est devenu pour certains l'ennemi à combattre.

Time for the Last Post

Is blogging really an information revolution? Is it about to drive the mainstream news media into oblivion? Or is it just another crock of virtual gold - a meretricious equivalent of all those noisy Internet start-ups that were going to build a brave "new economy" a few years ago ?

Trevor Butterworth, « Time for the Last Post », Financial Times, 17 février 2006.

Digital Universe, Wikipédia et séant en position instable

More generally, what very many Web 2.0 thinkers fail to realize is that it is possible to distinguish openness, collaboration, and public participation on the one hand, from radical egalitarianism and near anarchy, on the other. The Digital Universe will demonstrate that it is possible to have the former without the latter.

Larry Sanger, « Correcting Some Misconceptions about the Digital Universe », Digital Universe, 19 janvier 2006.

Les DRM, kézako ?

Les DRM, vous connaissez ? Non ?! Ben vous devriez, parce que vous avez certainement déjà affaire à eux sans le savoir, surtout si vous tournez sous un système d'exploitation Windows XP. Et si ce n'est pas le cas, ca ne saurait tarder. Heureusement, le grand Tristan Nitot veille et nous propose une série d'articles sur les tenants et aboutissants de ces systèmes de gestion des droits numériques :

Le contrôle d'internet

L'hégémonie sur Internet donne aux Etats-Unis, en théorie, le pouvoir de limiter l'accès à tous les sites du réseau dans quelque pays que ce soit. Ils peuvent aussi bloquer tous les envois de messages électroniques de la planète. Jusqu'à présent, ils ne l'ont jamais fait. Mais ils ont la possibilité de le faire. Et cette simple éventualité inquiète au plus haut point de nombreux pays

Ignacio Ramonet, « Contrôler Internet », Le monde diplomatique, novembre 2005.

Le buzz Web 2.0

Le Web 2.0, la nouvelle mode de la toile mondiale, vous connaissez ? Non ? Ben ne comptez pas sur moi pour vous en donner une définition claire et précise. N'y voyez aucune mauvaise volonté, car je doute que quelqu'un puisse le faire. Par contre, voici quelques liens qui permettent de garder un regard critique sur la question :

A propos des mots-clés : des réseaux de confiance

Le site est toujours en reconstruction : il reste encore de nombreux liens renvoyant vers la page d'erreur ou des habillages graphique incomplets. Je voudrais cependant déjà aborder une nouvelle fonctionnalité des brèves, les mots-clés, et de quelle manière ils pourraient être utilisé comme une alternative à « l'anarchie » de services comme Technorati.

Un exemple de dérive des tags Technorati

Il y a deux semaines, j'émettais quelques critiques à l'encontre d'une mode qui se répand sur le web comme une traînée de poudre : les tag.de services comme Del.icio.us. Pour résumer ma position : ce système permet de partager une classification de contenu sur le web entre tous à travers l'utilisation de mêmes mots-clés associés. Mais, aussi séduisante soit-elle, cette mise en commun (1) ne préjuge en rien de l'importance relative des tag.et (2) place sur le même plan des contenus pertinents et d'autres qui le sont moins.

Droits d'auteurs

L'accès aux créations est devenu, au fil de l'eau, l'objet de revendications consuméristes, voire d'une créance qui prend la forme d'un droit subjectif à la culture gratuite et pour tous, pourvu que s'éteignent les revendications bien moins légitimes des ayants droit. Sur un autre versant, la dilution de la responsabilité liée aux nouvelles technologies de l'information semble aboutir à ce que personne ne répond plus de rien. C'est ainsi que l'internaute est tenté de se défausser et de reporter sa responsabilité sur le fournisseur d'accès qui le soumet à la tentation moyennant abonnement forfaitaire. Comment sortir de cette spirale ?

Lucie Walker, David Forest, « Droits d'auteur, respectons les règles », Libération, 30 mai 2005.

Les tentations maccarthystes de la blogosphère

Le problème avec la blogosphère c'est que vous n'avez pas le droit de faire un gros pet de travers, un pet qui s'entend, bien franc, bien direct : tout le monde le respire et le conspue. Mais tous ces petits vents pervers, sans odeurs, qui glissent comme des anguilles dans l'odorat de chacun et grimpent jusqu'au cerveau pour le ramollir, ceux-là peuvent continuer de s'insinuer.

Il n'y aucune règle dans la blogosphère, aucune charte. Chacun fait ce qu'il veut. Et pourtant il y a des censeurs qui jettent l'opprobre, des juges qui disent le bien et le mal, le droit et le tordu. Et ils le font au nom des autres, au nom d'une morale non écrite, de règles invisibles.

Luc Fayard, « Les tentations maccarthystes de la blogosphère », InfoTech, 22 mai 2005.

Contre la loi sur l'économie numérique

La « loi pour la confiance dans l'économie numérique » ou LEN vient d'être approuvée par nos chers députés, qui n'en manquent pas une ces derniers temps, décidément. Elle sera maintenant examiné le mois prochain par le Sénat. Si celui-ci ratifie la loi (ce dont je ne doute pas, vue sa composition!), nous serons dans de beaux draps; et comme le dit l'un des slogans préparés par l'association Odébi, « il ne vous restera plus que les yeux pour pleurer » !