Je suis une légende

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Divers

Achat
Prix
6 €
Lu

Edition

Editeur
Denoël
Date
Langue
Français
Format
Poche
Pages
228
ISBN
978-2-07-041807

Original

Titre
I am legend
Sous-Titre
Editeur
Date
Langue
Anglais

Résumé

(4e) Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

Le début...

Par temps couvert, Robert Neville se laissait parfois surprendre par la tombée de la nuit ; ils se répandaient alors dans les rues avant qu'il fût rentré.

Commentaires

Cela fait plusieurs années que je souhaitais lire Je suis une légende considéré par beaucoup comme un classique de la SF (la pitoyable adaptation cinématographique avec Will Smith ne m'en a pas dissuadé). La puissance du récit, concentrée dans à peine plus de 200 pages, nous enchaîne aux basques de Robert Neville de la première à la dernière ligne. On partage l'extrême souffrance qu'engendre sa solitude dans un monde en ruine, son anxiété quotidienne de se retrouver piégé hors de chez lui avant la tombée de la nuit à chaque fois qu'il sort en quête de vivres ; l'insécurité de ses soirées passées à écouter de la musique classique et vider des verres de whisky pour oublier les cris de la horde de vampires qui assaillent sa maison ; son désespoir et son chagrin quand il repense à sa femme et à sa fille ; ses moments de faiblesses lorsqu'il envisage de baisser les bras et de mettre fin à son calvaire...

Et puis on reprend espoir avec lui quand, un jour, il croise la route d'un autre être vivant, un chien errant qu'il tente d'amadouer avec de la viande et du lait ; qu'il se décide à essayer de comprendre ce qui a bien pu causer l'épidémie qui a transformé en « vampire » sa femme, sa fille, ses voisins et sans doute l'ensemble de la planète ; de comprendre pourquoi ces créatures mortes-vivantes ne sortent que la nuit ou pourquoi elles sont si sensibles à l'ail car les supersitions et la « légende » ne peuvent pas être une réponse...

Et puis un jour, alors que les derniers espoirs ont finit par s'effilocher un par un, là, au milieu d'un terrain vague, une autre survivante, Ruth ; et l'espoir renaît ; peut-être...

Je suis une légende est un récit prenant, poignant, qui se lit d'une traîte mais dont les images restent longtemp en mémoire. Ce qui est désolant, c'est que la grande majorité des gens ne connaîtra jamais de cette histoire que son adaptation au cinéma en 2007 ; une adaptation hollywoodienne pauvre qui a dénaturé la quasi totalité du propos du roman. Pour ne citer que le plus évident :

  • Un personnage principal, notoirement alcoolique durant la première partie du roman, transformé en super-héros.
  • Des zombies-vampires barbares et décérébrés alors qu'ils sont plus envisagé comme un nouveau stade de l'évolution humaine.
  • Une totale méprise dans le sens du titre du roman.
  • Un happy-end militaro-religieux plutôt nauséabond, là aussi en totale contradiction avec la fin du roman.

Bref, comme (très) souvent, LISEZ LE ROMAN et laisser tomber le film !