Charles Vess

Cover

Ressources et références

DANCOINE, Jean-Olivier. Charles Vess, From 1970's to 1996, . La somme parfaite sur l'oeuvre de Vess avec une biographie et surtout une bibliographie chronologique très détaillée.

The warriors Three

Spiderman : couvertures

En 1985, le dessinateur Mike Kaluta, colocataire de Charles Vess, reçoit un coup de téléphone d'un ami travaillant chez Marvel, la plus grosse maison d'édition de comic book. On lui propose de travailler sur le personnage phare de la compagnie, Spiderman, mais Kaluta manque de temps et passe le bébé à Vess.

C'est ainsi que ce dernier dessinera quelques somptueuses couvertures du tisseur de toile qui seront ensuite publiées au gré des besoins(1).

couv. ASM#261

Amazing Spiderman #261. Février 1985.

Couv. WSM#1

Web of Spiderman #1. Avril 1985.

Couv. WSM Annual #1

Web of Spiderman Annual #1. Septembre 1985.

Couv. WSM#8

Web of Spiderman #8. Novembre 1985.

Couv. ASM Annual #277

Amazing Spiderman #277. Juin 1986.

Couv. WSM Annual #2

Web of Spiderman Annual #2. Septembre 1986.

Couv. WSM #26

Web of Spiderman #26. Mai 1987.

Back cover WSM Annual #3

Web of Spiderman Annual #3. Octobre 1987 (back cover).

Couv. WSM #49

Web of Spiderman #49. Avril 1989.

Spiderman : Cry of the Wendigo

Un hiver comme la grosse pomme en connaît parfois, glacial et neigeux ; un couple de diplomate arrive en ville avec leur petite fille ; une bande de malfrat surgit alors de nulle part et enlève l'enfant ; mais ce bon vieux tisseur de toile veille au grain, même par -30°c, et sauve la petite. Voilà résumé l'intrigue de « Cry of the Wendigo »(2), histoire courte de 12 planches, ce qu'on appelle un « backup », publiée dans Amazing Spiderman #277 (juin 1986), écrite et dessinée par Charles Vess.

ASM#277

Web of Spiderman #277. Juin 1986.

ASM#277

Web of Spiderman #277. Juin 1986.

Cette histoire de malfrats serait plutôt anecdotique s'il n'y avait la patte de Vess, qui réussit à insuffler des bribes de folklore et de légende au coeur des canyons de béton de Manhattan, en transformant la tempête de neige s'abattant sur New York en ogre dévoreur d'enfants.

Ce n'est pas du meilleur Vess, loin s'en faut, mais il produit tout de même quelques beaux dessins de Spiderman se débattant dans le blizzard. Il faudra attendre Spirit of the Earth pour que l'auteur étale tout son talent sur une aventure de l'arachnide humaine.

Spiderman : Spirit of the Earth

Spirit of the Earth marque l'aboutissement du travail de Charles Vess sur le personnage phare de la Marvel. Un projet de plus de deux ans, qui verra l'Araignée embarqué à la fois vers l'écosse et dans l'univers onirique de Vess.

Spirit of the Earth, couverture de la publication française

Spirit of the Earth, 1990.

Spirit of the Earth, p.17

Spirit of the Earth, 1990, p.17.

Spirit of the Earth, p.20

Spirit of the Earth, 1990, p.20.

Spirit of the Earth, p.31

Spirit of the Earth, 1990, p.31.

Spirit of the Earth, p.40

Spirit of the Earth, 1990, p.40.

Spirit of the Earth, p.63

Spirit of the Earth, 1990, p.63.

L'histoire est presque sans importance : Mary-Jane, fraîchement mariée à Peter Parker, hérite d'un cottage dans les highlands écossais après le décès d'une lointaine parente. Voilà donc les deux tourtereaux partis en voyage de noce. En arrivant dans le petit village de Localsh, ils apprennent la disparition du fils du châtelain local ainsi que l'existence de phénomènes étranges autour du château. Un prétexte idéal qui permet à Peter Parker d'enfiler son costume d'araignée. Il découvrira une sombre affaire d'arnaque foncière menée par le Club des Damnés, organisation criminelle de mutants, dans le but de… mais je vous laisse découvrir la suite vous-même.

L'histoire est ce qu'elle est, on n'y peut rien ; et on se prend à rêver de ce que Vess aurait pu faire si les impératifs marketing et éditoriaux de la « boîte à idée » (affectueux surnom de la Marvel) n'avaient pas orientés certains aspects de sa narration. D'abord parce qu'il avait prévu à l'origine d'utiliser le costume noir de Spiderman; et puis parce qu'à l'époque de la rédaction de la première mouture du script, Peter Parker n'avait pas encore épousé son amour d'adolescence.

Mais pour ce qui est du graphisme, là il n'y a rien à dire : c'est une pure merveille ! Décors somptueux, couleurs à la fois douces et sombres, rendant merveilleusement l'atmosphère irréelle des highlands, le tout entièrement peint. Du Vess grand crû. Alors qu'on aurait pu penser qu'un type en collant rouge et bleu aurait quelque peu dépareillé au milieu de la campagne écossaise, Vess s'en sort très joliment, et nous offre des planches belles et raffinées, digne du format de prestige qu'est le « Graphic Novel » (roman graphique).

Historique

2016-08-16
  • upd Fusion des 2 articles de Charles Vess publiés en 2004.