Installation de Ubuntu

Attention : les informations contenues dans ce document sont anciennes et peuvent être obsolètes.

Après une première expérience de quelques mois au cours de laquelle certains blocages techniques ont eu raison de mes bonnes intentions, voilà que je retente l'aventure Linux grâce à une toute jeune distribution : Ubuntu. Cette fois, la migration risque bien d'être définitive.

Tout utilisateur de Logiciel Libre se doit de tester un jour ou l'autre LE logiciel libre par excellence : un système d'exploitation Linux. Franchir le pas n'est évidemment pas si simple, et logiciel libre sous Windows ne veut pas forcément dire migration vers Linux. Néanmoins, on peut espérer que la curiosité finisse pas l'emporter devant les craintes de changer radicalement d'environnement de travail.

C'est ce qui m'est arrivé il y a près de deux ans maintenant. Mais cette première incursion ne fût pas totalement concluante et ce n'est que ces dernières semaines que j'ai retenté l'expérience, avec plus de réussite cette fois. Petit compte-rendu de l'aventure.

Expériences précédentes

La période Mandrake / Mandriva

Commençons par un rapide résumé des épisodes précédents : je fonctionnais en Dual boot Windows/Linux depuis mi-2003. Je passais de l'un à l'autre selon l'humeur et, bien que mon utilisation intensive de logiciels libres sous Windows me facilitait la tâche, je n'arrivais pas vraiment à faire le grand saut pour ne garder que Linux (successivement, des distributions Mandrake 9.0, 9.1 et 9.2).

Puis est arrivée la Mandrake 10 (mi-2004) et Linux devint un environnement de travail agréable et vraiment facile à utiliser. Je pouvais dés lors espérer migrer définitivement des vertes prairies de Redmond vers la banquise linuxienne. Seulement voilà, deux obstacles me barraient encore la route :

  • Tout d'abord Keynote, logiciel libre exclusivement développé sous Windows et qui ne possède aucun équivalent valable sous Linux. Mon utilisation intensive de ce remarquable éditeur de texte avait fini par m'inféoder au SE de Microsoft. Néanmoins, au prix de quelques efforts et en bidouillant l'émulateur Wine pour lancer Keynote à partir de Linux, cette barrière n'était pas totalement infranchissable.
  • Malheureusement, un autre inconvénient de taille se dressait devant moi : il m'était dorénavant impossible d'établir une connection internet sous Linux. Pour être plus précis, l'utilisation du driver de mon modem nécessitait de « patcher » le noyau Linux et donc de le recompiler (ce n'était pas le cas avec les précédentes versions de la Mandrake). J'ai beau être un « utilisateur avertit », c'était une manipulation au-delà de mes compétences(1).

Il est important de préciser ici que le système d'exploitation en lui-même n'est en rien responsable de ces mésaventures puisqu'il s'agissait de blocages dûs (1) à mes habitudes de travail et (2) au fait que les constructeurs de matériels se foutent royalement de fournir des pilotes pour faire fonctionner leurs produits sous Linux.

La découverte d'Ubuntu

J'ai donc baissé les bras, je l'avoue, et ma partition Linux a pris la poussière pendant plus d'un an. L'envie de retenter l'expérience restait présente mais en sommeil, jusqu'à ce que deux faits viennent la réveiller :

  • le premier fût l'abandon du développement de Keynote. Même si cette nouvelle me désola, elle eût un contre-coup positif puisque j'étais ainsi libéré de la dernière chaîne qui me retenait encore à Windows.
  • le second était plus diffus, comme un bruit de fond qui ne cessait de ronronner à mes oreilles. Il s'agissait de l'enthousiasme de mes collègues de Framasoft pour une toute nouvelle distribution Linux, Ubuntu. Il fallait que je constate par moi-même si cette distribution tourné vers le grand public mais basée sur la robuste Debian valait vraiment le coup.

C'est donc armé d'une volonté retrouvée que je téléchargeais l'image iso du CD d'installation d'Ubuntu 5.10, « blaireau jovial » pour les intimes. J'ai sauvegardé mes données sensibles et roule Raoul, c'est parti pour une nouvelle installation en dual boot.

Installation d'Ubuntu

Le processus fût d'une extrême limpidité. Simple et intuitive, l'installation en mode texte est paradoxalement plus agréable qu'avec une interface graphique. L'utilitaire Partman a parfaitement reconnu les partitions de mon disque dur et, après une période de tâtonnement, j'ai fini par les configurer comme je le souhaitais. Quelques bémols cependant :

  • Le temps d'installation : près de deux heures. Il faut avouer qu'avec un processeur tournant à 700 MHz, mon ordinateur n'a rien d'une Formule 1.
  • Tout le matériel a été reconnu sans problème mais l'écran s'est figé lors de la seconde partie de l'installation. En fait, le processus a été interrompu et, quand il a reprit quelques secondes plus tard, le terminal me posait une question ; l'écran étant figé, je n'ai pas su laquelle. J'ai cliqué sur Entrée au hasard et l'installation s'est terminée sans problème, même si l'écran resta figé. Ce bug semble apparemment provenir de ma carte son.
  • Si l'installation par dessus la Mandrake 10, sans toucher aux partitions existantes, a été parfaite, les problèmes ont commencé quand j'ai cherché à retailler certaines partitions pour donner plus de place à Linux. Résultat : je me retrouve avec des petits morceaux de disque dur non formatés et non utilisés. Je ne sais pas pourquoi mais comme le système ne semble pas en souffrir, je le laisse en l'état en attendant la sortie de la prochaine Ubuntu, prévue pour avril 2006. Ce sera alors l'occasion du grand nettoyage final...

Gestion des logiciels

Une fois l'installation terminée, vous avez une machine en parfait état de marche avec un système d'exploitation et tous les logiciels nécessaires à son utilisation.

Moins de logiciels pour plus de liberté

La politique de la distribution Ubuntu est à ce sujet assez claire : faire simple et dépouillé là où d'autres distributions tablent sur une offre logicielle plus exhaustive. Ainsi, il n'y a qu'une seule application par fonction : un environnement de bureau (Gnome), un navigateur web (Firefox), un client mail (Evolution), un traitement de texte (Open Office), etc. D'un certain point de vue, ce n'est pas plus mal : cela facilite l'installation (même si cela ne la rend pas plus rapide :-) et l'utilisation. Si vous n'êtes pas content du choix par défaut, rien ne vous empêche ensuite de télécharger d'autres logiciels.

C'est donc la première tâche à laquelle il faut s'atteler(2), et c'est aussi sans doute la première particularité qui saute aux yeux des transfuges windosiens. L'installation de logiciels se fait préférentiellement à travers des gestionnaires de paquetages, qui n'ont à ma connaissance aucun équivalent sous Windows. Ce sont des programmes qui assurent le téléchargement et l'installation des logiciels et autres paquets nécessaires. Sur Ubuntu, c'est Synaptic qui se charge de définir des sources de téléchargement sur le web (mises à disposition par la communauté), un CD-rom ou tout autre support : c'est ce qu'on appelle des « dépôts ». Il établit ainsi une base de données que l'on consulte pour installer/désinstaller tel ou tel logiciel. Inutile donc d'aller farfouiller à droite et à gauche sur le web, il suffit de définir des dépôts adéquat et Synaptic s'occupe du reste.

Définir les dépôts

A titre d'exemple, et après avoir farfouillé la toile mondiale à la recherche d'une liste de dépôt claire et complète, voici celle à laquelle je suis parvenu :

# Breezy
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu breezy main restricted
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu breezy universe multiverse
 
# Breezy update
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu breezy-updates main restricted

# Breezy security
deb http://security.ubuntu.com/ubuntu breezy-security main restricted
deb http://security.ubuntu.com/ubuntu breezy-security universe

# Breezy backports
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ breezy-backports main restricted
deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ breezy-backports universe multiverse

# Depot plf
deb http://packages.freecontrib.org/ubuntu/plf/ breezy free non-free
deb http://antesis.freecontrib.org/mirrors/ubuntu/plf/ breezy free non-free
Liste de dépôts.

Cette liste peut être créée par l'interface graphique de Synaptic mais le plus simple est sans doute de l'éditer soi-même. Dans une console, lancez votre éditeur de texte (Gedit dans cet exemple) de la manière suivante :

sudo gedit /etc/apt/sources.list
Commande pour éditer le fichier source des dépôts.

Attention : la syntaxe est très importante. Si vous ne comprenez pas le sens de la ligne de commande ci-dessus, il vaut mieux définir les dépôts à travers Synaptic. Consulter la documentation mise à disposition par la communauté francophone pour en savoir plus.

Là encore, un petit bémol : la procédure pour définir un « dépôt local »(3) n'est pas vraiment évidente, en tout cas moins que celle du gestionnaire de paquetage de Mandrake. j'ai néanmoins trouvé un petit texte qui explique très bien comment créer ce type de dépôt.

Finalement, après avoir configuré le driver de mon modem, j'ai pu adapter la distribution à mes besoins : à la fin de la première journée j'avais installé les logiciels indispensables ou mis à jour ceux qui en avaient besoin.

Les équivalences logiciels

Passons maintenant à l'utilisation quotidienne de Linux. Je ne reviendrais pas sur les classiques logiciels multi-plateformes : sous Windows j'utilisais Firefox pour naviguer sur le web, Thunderbird pour lire les e-mails, Open Office pour écrire, le Gimp pour travailler les images, Gaim pour discuter en direct, Celestia pour me détendre, etc. ; j'utilise exactement les mêmes logiciels sous Linux.

Quelques petits outils

Reste les petits programmes qui facilitaient la vie sous Windows et dont je n'avais pas encore trouvé de véritables équivalents sous Linux. Après une période de recherche, où le site GnomeFiles a été d'une aide précieuse, voici ceux qui ont fini par attirer mon attention :

Mini-tableau d'équivalence logiciel Windows-Linux.
Fonction Windows Linux
Editer un texte Notepad2, un remplaçant libre du bloc note avec coloration syntaxique et tout un tas d'autres petites fonctionnalités très utiles. Gedit qui, en plus d'avoir la coloration syntaxique et de nombreuses fonctionnalités, possède aussi un correcteur orthographique(4).
Stocker les mots de passe Oubliette, un logiciel libre créé par le même auteur que Keynote. Revelation qui, s'il possède moins de fonctionnalités qu'Oubliette (on ne peut pas stocker de textes), assure un « service minimum » satisfaisant.
Ecouter de la musique Coolplayer, programme libre simplissime d'à peine 300 Ko qui permet de lire des fichiers .mp3 ou .ogg (et qui tourne très bien sous Linux avec Wine). Pas d'équivalent niveau simplicité (ou plutôt si : en lignes de commande), mais BMP est une excellente alternative qui se rapproche plus de Winamp (le côté « usine à gaz » en moins).
Transfert sur serveur web Filezilla, logiciel libre pour transférer des fichiers sur un serveur web par FTP. Gftp, tout aussi intuitif et agréable à utiliser que Filezilla.
Pare-feu ou firewall ZoneAlarm, version gratuite pour les particuliers. Firestarter, dont la configuration est plutôt simple. Il est d'ailleurs dommage qu'un pare-feu ne soit pas fournit par défaut dans la distribution.
Conjugaison française DicoVerb, logiciel gratuit. Verbiste.

Aucune perte véritable donc, mais il restait encore quelques petits détails à régler.

Gestion du courrier électronique

Sous Windows, je gérais mes courriers électroniques avec Thunderbird en lui associant le notificateur d'e-mails PopTray. Celui-ci interrogeait d'abord mes boîtes aux lettres pour en connaître le contenu et surtout pour effacer les messages indésirables (spam et autres) directement sur le serveur. Une fois « l'ivraie » supprimée, je rapatriais le « bon grain » sur mon ordinateur avec Thunderbird.

Sous Linux, il existe de nombreux notificateurs d'e-mails mais, à ma connaissance, aucun qui donne la possibilité d'effacer les messages indésirables sur le serveur. J'ai donc utilisé PopTray sous Linux à travers Wine pendant quelques jours. Et puis je me suis penché un peu plus précisément sur la configuration de Thunderbird et j'ai fini par trouver une alternative. Il suffit de spécifier certaines options des comptes e-mails :

  • Vérifier les nouveaux messages au démarrage.
  • Ne télécharger que l'en-tête des messages.

Ainsi, quand je lance Thunderbird, il m'avertit de tous les nouveaux messages mais n'affiche que leur en-tête (titre, émetteur, date, etc.). Ce sont des informations généralement suffisantes pour identifier les e-mails indésirables. En supprimant l'en-tête sans rapatrier le reste du message, les spams partent directement à la poubelle sur le serveur. Pour les autres e-mails, il suffit ensuite de cliquer sur un lien « Télécharger le reste du message ».

Lire mes DVD

Je n'ai jamais eu de problèmes à lire les DVD avec mes anciennes versions de Mandrake. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle je gardais une partition Linux alors même que je ne l'utilisais plus comme environnement de travail : ayant une machine peu puissante, je préférais lancer une session Mandrake avec un environnement graphique ultra-léger (WindowMaker) pour dédier ainsi le maximum de ressources à la lecture du film.

Avec l'installation par défaut d'Ubuntu, j'ai eu par contre de mauvaises surprises : des images saccadées à tel point qu'il devenait impossible de visionner un film. Heureusement, le problème a été clairement identifié et une solution dés plus simple existe.

Le dilemme Keynote

A l'époque de mes premières tentatives de migration, j'avais établi une liste de quelques équivalents de Keynote sous Linux mais rien de véritablement convaincant. Même si Gjots a fait des progrès, il reste un peu limité(5) et les deux principaux logiciels de cette liste, Knowit et Tuxcards, n'ont connu aucune évolution majeure depuis l'établissement du comparatif début 2004.

J'ai donc abandonné l'idée de trouver un véritable pendant linuxien à Keynote mais j'ai poursuivi la recherche en élargissant mes critères de sélection. Ce faisant, je suis tombé sur un logiciel dés plus intéressant : Newton. Cet applet du bureau Gnome permet d'éditer plusieurs documents dans une seule interface. Après une semaine d'utilisation, voici ce que l'on peut en dire :

- Points forts
  • Fenêtre de navigation qui permet d'accéder à plusieurs documents en un seul clic.
  • Mises en forme du texte (gras, italique, titres, sous-titres, etc.) à partir d'une syntaxe wiki. En bidouillant un peu le script python qui gère cette syntaxe, j'ai pu reproduire celle que j'utilise pour écrire les textes sur ce site.
  • Gestion des images.
  • Correcteur orthographique intégré (Aspell).
- Points faibles
  • Lorsque l'on édite un texte, l'arborescence n'est plus accessible.
  • Pas de hiérarchisation de l'arborescence : cela reste une simple liste de documents.

D'autres logiciels ont aussi retenu mon attention : Zim (encore en développement), assez comparable à Newton, et Tomboy, qui ressemble plus à un gestionnaire de post-it.

Finalement, il apparaît que Keynote reste et restera sans doute un logiciel à part, sans véritable équivalent. Je me suis donc rabattu sur une solution alternative basée sur Newton et Gjots.

Le développement web en local

Sous Windows, j'utilisais des solutions tout-en-un (apache, PHP, MySQL) genre EasyPHP ou Mov'Amp. Sous Ubuntu, je pouvais aussi installer un système comme Xampp. Son utilité aurait somme toute été réduite mais pour ceux et celles qui ne veulent pas mettre « les mains dans le cambouis », c'est l'idéal.

Pourtant, rien n'est plus simple : sous Windows, alors que l'utilisateur n'a que peu d'outils à sa disposition pour comprendre ce qui se passe, les solutions intégrées sont un avantage. Avec Ubuntu, il suffit d'installer les paquetages nécessaires grâce à Synaptic (dans mon cas, apache et PHP uniquement puisque mon site n'utilise pas de base de données MySQL). Et comme Linux est beaucoup plus « transparent » côté lancement de processus, la mise en route du serveur Apache est un jeu d'enfant.

Après le bidouillage de la configuration d'Apache pour (1) permettre la réécriture d'URL via des fichiers .htaccess et (2) définir le dossier local du site dans mon répertoire personnel (/home/), voilà un environnement de développement web en place en un rien de temps.(6)

La problématique de la console

Me voilà donc, après un peu plus d'une journée de configuration, devant un système d'exploitation entièrement adapté à mes besoins et à mes habitudes de travail. Si les premiers jours d'utilisation furent un peu compliqués (les atavismes informatiques ont la vie dur), j'ai finalement « dompté » Gnome et Ubuntu en à peine une semaine.

Pourquoi migrer ?

Est-ce l'utilisation intensive de logiciels libres sous Windows qui m'a permit de migrer sous Linux ou un simple concours de circonstance ? Aurai-je essayer Ubuntu si Marek Jedlinski n'avait pas stoppé le développement de Keynote ? Difficile de répondre. Il est certain que ma première expérience sous Mandrake, il y plus d'un an, m'a simplifié la tâche cette fois-ci. Finalement, et si je veux rester honnête, toutes ces raisons n'ont servit que d'appoints aux deux véritables moteurs de la migration :

  • Une version de Windows (millenium) de plus en plus poussive et aucune envie de claquer des centaines d'euros pour une mise à jour (279 euros pour un Windows XP version familial, 445 euros pour la version pro).
  • Mais surtout, l'envie de mettre enfin et totalement ma pratique informatique en accord avec mes propos. Dans l'optique (1) d'une démocratisation de l'outil et (2) d'une libération d'un monopole qui n'a que trop duré, l'utilisation et la défense des logiciels libres sous Windows était un premier pas ; la seule conclusion logique et acceptable était une liberté totale. Voilà qui est fait !

Et la console ?

Alors, cette expérience est-elle accessible à tout un chacun ? Linux est-il vraiment devenu un système d'exploitation grand public ? Cette remarque d'un responsable Ubuntu devrait répondre à la question :

If I ever have to touch the console, it is a bug that should be fixed.

Burgundavia, Diary of Burgundavia, 16 juillet 2005.

Ce qui a toujours fait peur, c'est bien cette console et la ligne de commande qui va avec. Pour que Linux devienne un système d'exploitation convivial accessible à tous, cela passera sans doute et forcément par le tout graphique. En fait, c'est déjà le cas pour la plupart des distributions, comme ubuntu ou Mandriva(7). Mais Linux n'est pas devenu un clone de Windows, loin de là : la puissance de la ligne de commande - pour ne parler que de cela - est toujours présente.

Je touche à la console parce que ça me fait plaisir, parce que c'est parfois plus rapide et plus simple que de passer par une interface graphique pour effectuer certaines tâches. Que cet aspect des choses soit difficile à percevoir pour un utilisateur de Windows est très compréhensible (il n'a aucun point de comparaison). Mais aujourd'hui, on peut très facilement s'en passé(8).

Alors :

  • Si vous utilisez votre ordinateur essentiellement pour les jeux vidéos, ne cherchez pas à migrer : cela reste encore le talon d'Achille de Linux. D'un autre côté, s'il n'y a pas de plus en plus de monde faisant pression sur les éditeurs de jeux pour qu'ils fournissent des versions linux de leurs produits, la situation ne risque pas de changer...
  • Par contre, si votre ordinateur vous sert à naviguer sur le web, à manipuler photos et images, à visionner des films, à écouter de la musique ou à un travail bureautique classique, ne perdez plus de temps et tentez l'aventure.

J'ai mis près de deux ans à le faire. Avec les progrès actuels des différentes distributions linux, vous devriez rejoindre la banquise en beaucoup moins de temps.

Pour en savoir plus

  • Ubuntu, le site officiel de la distribution où vous pourrez télécharger les images iso du cd d'installation sous différentes formes (Ubuntu, Kubuntu, CD-live) et pour différents matériels (intel, AMD, powerPC). Vous pouvez aussi commander un CD pressé totalement gratuitement.
  • Ubuntu-Fr : site de la communauté francophone d'Ubuntu avec une très bonne documentation et un forum d'entraide.
  • Linux - destination Ubuntu, le forum de Framasoft consacré à Ubuntu.